On entasse, on trie, on réajuste, on se fait sa petite synthèse de souvenirs, en enlevant tout ce qui a commencé à pourir (un peu comme les patates de gwen, la casserole d'un dénomé pandarémi).
Mais on a beau dire hein, je suis toujours imprégnée de ces personnes que j'ai croisé, c'est peut être pour ça que je suis capable de pleurer tout du long devant sept vie, en gardant à l'esprit que le scénario est pourri et à l'eau de rose.. mais je suis bon public, tout comme dans ma vie. Putain ce que je peux faire Jean Jacques Rousseau quand je parle de moi, à avoir ce regard rétrospectif péteux.
En tout cas, je savoure cette année, je la vis avec les yeux et le coeur. J'me sens grandir, j'essaye de ne rien regretter, et de dompter la haine qui me serre l'estomac quand je repense, quand j'y repense.
J'sais pas bien pourquoi "m'écrire" me fait plus le même effet, c'est peut être le moment de retrouver la fébrilité du déclic, de (re)croire que les arrêts de bus et leur population ont du potentiel ...


